Permis de travail et intérim en Suisse : le guide
Pour travailler en intérim en Suisse, il faut être autorisé à travailler dans le pays. Les règles dépendent surtout de votre nationalité.
Ressortissants UE/AELE
Grâce à la libre circulation, les citoyens de l'UE et de l'AELE accèdent facilement au marché suisse :
- Permis L (courte durée) : contrat de moins d'un an — fréquent en intérim
- Permis B (séjour) : contrat d'un an ou plus, renouvelable
- Permis G (frontalier) : vous résidez dans un pays voisin et rentrez au moins une fois par semaine
En pratique, l'agence de placement vous accompagne dans les démarches, mais l'annonce ou la demande de permis reste obligatoire avant de commencer.
Frontaliers : le cas le plus courant en Suisse romande
Des dizaines de milliers de frontaliers français travaillent en intérim à Genève, dans le canton de Vaud, à Neuchâtel ou dans le Jura. Points clés :
- Le permis G est demandé par l'employeur (l'agence)
- Retour au domicile au minimum hebdomadaire
- Imposition à la source dans la plupart des cantons
Ressortissants d'États tiers (hors UE/AELE)
L'accès est nettement plus restrictif : contingents annuels, priorité aux travailleurs indigènes, qualifications élevées exigées. En intérim, les missions pour ressortissants d'États tiers sans permis existant sont rares. Si vous avez déjà un permis B ou C valable, vous pouvez en revanche travailler en intérim normalement.
Ce que l'agence vérifiera
- Pièce d'identité et permis de travail (ou droit à en obtenir un)
- Adresse et coordonnées de paiement
- CV, diplômes, certificats
Attention : travailler sans autorisation expose l'employeur et le travailleur à des sanctions. Informations générales — les règles évoluent, consultez le site du SEM (Secrétariat d'État aux migrations) ou l'autorité cantonale compétente.